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April 27, 2008

Une grande famine menace la Corée du Nord

Filed under: Chính trị, xã hội, nạn đói, chết đói — tudo @ 4:04 am

Nạn đói lớn đe dọa bắc Hàn

 

Les mauvaises récoltes de riz font exploser les prix à Pyongyang. Mais pour le régime de Kim Jong-il, il n’y a rien d’urgent.

Năm 1995-96, nạn đói đã làm chết 2 triệu dân bắc Hàn.

Le spectre des grandes famines qui ont coûté la vie à deux millions de Coréens du Nord en 1995 et 1996 resurgit. Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), les inondations de l’an dernier ont provoqué une chute de 25 % des récoltes céréalières dans ce pays largement isolé du reste du monde. «La hausse rapide des prix des denrées alimentaires en Corée du Nord renforce nos craintes, explique Jean-Pierre de Margerie, le représentant du PAM à Pyongyang, Acheter du riz pour quelques jours revient désormais à un tiers du salaire moyen.» Le porc, les pommes de terre et les œufs sont devenus là-bas des produits de luxe.

La pénurie de riz, générale dans le monde, revêt en Corée du Nord un aspect particulièrement dramatique. D’abord parce que le Japon, la Corée du Sud et les États-Unis sont engagés dans un bras de fer commun pour faire renoncer Pyongyang à l’arme atomique. L’aide alimentaire est l’un des leviers d’influence. Ensuite parce que le sort des Coréens du Nord n’est pas une priorité pour le régime du Leader suprême (Kim Jong-il a repris le titre de son père Kim Il-sung).

Pour la première fois depuis dix ans, la Corée du Sud est décidée à montrer ses muscles au Nord. Le président Lee Myung-bak, élu en novembre 2007 et surnommé «le Bulldozer», a enterré la politique de la main tendue au Nord, pour laquelle ses prédécesseurs Kim Dae-jung et Roh Moo-hyun avaient fait dépenser des milliards de dollars à Séoul, avec comme seul résultat l’explosion d’une bombe atomique par Pyongyang en octobre 2006.

 

«Virage diplomatique»

 

M. Lee, le mois dernier, passait aux actes : il faisait voter le Sud contre le Nord aux Nations unies, pour faire condamner les violations des droits de l’homme nord-coréennes. Puis il conditionnait l’aide économique du Sud à la dénucléarisation du Nord, en refusant d’étendre la zone industrielle de Kaesong, qui représente une immense source de devises pour la Corée du Nord. Il déclarait même songer à un alignement diplomatique sur le Japon, en envisageant de conditionner l’aide humanitaire accordée au Nord à la résolution des douloureuses affaires d’otages sud-coréens et japonais enlevés par le Nord. Ce changement de cap de la Corée du Sud permet à Tokyo, Séoul et Washington de présenter un front commun dans les interminables pourparlers à six avec la Russie, la Chine et la Corée du Nord. Au point que les États-Unis, la Corée du Sud et le Japon se concerteront désormais à trois, avant les prochains rounds de cette négociation.

Cela déplaît à Kim Jong-il, le dictateur ultranationaliste de Pyongyang. Car les sommes en jeu sont immenses. «En dix ans, explique Toshimitsu Shigemura, professeur de relations internationales à l’université de Waseda, à Tokyo, l’aide économique du Sud vers le Nord a représenté dix milliards de dollars.»

Ce «virage diplomatique» de Séoul s’ajoute à la frustration grandissante de la Chine vis-à-vis de la Corée du Nord. Lorsque Pyongyang a fait exploser sa petite bombe atomique en octobre 2006, il est devenu clair aux yeux du monde entier que Pékin n’exerçait qu’une influence limitée sur son «allié». Pion Jong-il, qui est à Tokyo le rédacteur en chef du respecté Korea Report, le confirme : «Si la Chine avait eu une influence, le problème nucléaire n’aurait même pas existé. Dans cette affaire, la Chine a gravement perdu la face. La chine et la Corée du Nord sont comme l’eau et l’huile», dit-il.

Un diplomate japonais en charge du dossier à Tokyo, estime que le déficit alimentaire de la Corée du Nord atteindra cette année entre 1 et 1,5 million de tonnes de céréales. «C’est un régime de fous, explique-t-il, puisqu’à Pyongyang, ils ont refusé, en décembre, 2007, 500 000 tonnes de riz offertes par les Américains, parce que ces derniers voulaient faire surveiller la distribution de ces stocks par 70 personnes, et que les Nord-Coréens n’en acceptaient que 50.» En 2007, la Corée du Sud a offert 500 000 tonnes de riz au Nord. L’aide alimentaire de la Chine est inconnue. On sait simplement qu’après l’explosion de la bombe nord-coréenne, Pékin a privé son «allié» de pétrole pendant trois mois (la Chine fournit l’équivalent de 150 000 tonnes de pétrole raffiné par an à la Corée du Nord).

Ces famines à venir menacent-elles le régime de Pyongyang ? Les meilleurs experts à Tokyo sont unanimes : «500 000 personnes ou 2 millions de personnes mourront de faim en Corée du Nord, et cela ne changera rien, affirme Toshimitsu Shimegura. Si un incendie se déclare dans une maison en Corée du Nord, c’est la photographie de Kim Jong-il que l’on sauvera d’abord», explique Pion Jong-il. «La Corée du Nord, c’est un peu comme le Japon et son empereur il y a soixante ans, ajoute-t-il. En Europe, vous imaginez que les oppressions finissent en révolutions. Pas en Asie et en Corée du Nord : un pays, c’est comme un corps humain, on peut couper un doigt, une main, un bras, mais jamais toucher au cerveau. Le cerveau, c’est Kim Jong-il.

http://www.lefigaro.fr/international/2008/04/22/01003-20080422ARTFIG00007-une-grande-faminemenace-la-coree-du-nord.php

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