Diễn đàn Paltalk TiengNoi TuDo Cua NguoiDan VietNam

April 29, 2008

Crise alimentaire : mise en place d’une cellule de crise

29/4/2008


Ban Ki-moon à Berne, hier.
©REUTERS/ Pascal Lauener

En compagnie d’autres institutions internationales, les Nations Unies et leur secrétaire général Ban Ki-moon ont décidé de mettre en place une “cellule de crise” destinée à répondre au défi de la crise alimentaire mondiale.

Ban Ki-moon avait promis d’agir “en urgence”. Depuis lundi, le secrétaire général de l’ONU est réuni à huis clos avec les dirigeants de 27 agences et organisations des Nations Unies, à Berne en Suisse. Il s’agit pour eux de réfléchir à la réponse que l’ONU souhaite apporter au défi posé par la crise alimentaire mondiale. Ces dernières semaines, des “émeutes de la faim” en Haïti ou au Cameroun ont fait plusieurs dizaines de morts.

Une cellule de crise va ainsi être mise en place, comme l’a annoncé ce matin Ban Ki-moon. Les Nations Unies seront accompagnées par le Programme alimentaire mondial, la Banque mondiale, entre autres institutions internationales.

L’ONU a également décidé de créer un groupe de travail. Les responsables onusiens devraient rapidement prendre une série de mesures, à long et moyen termes, avec le déblocage d’urgence de 755 millions de dollars (483 millions d’euros) pour le Programme alimentaire mondial. Le PAM dispose notamment d’un plan de 1,7 milliard de dollars pour fournir des graines aux agriculteurs des pays les plus pauvres.

Contre les interdictions d’exportation

Mais, passé le caractère spectaculaire ce ces annonces, la tâche la plus rude pour les Nations Unies et leurs compagnons sera de distribuer cette manne équitablement, en tenant compte de la situation particulière de chaque pays. Pour lutter de front contre cette “urgence”, et ne pas en rester aux déclarations d’intention auxquelles les institutions internationales ou le G8 sont régulièrement condamnés.

Par ailleurs, le président de la Banque mondiale Robert Zoellick a demandé de ne pas “utiliser les interdictions d’exportation”, pour faire face à cette crise. Citant le cas de l’Ukraine, qui en levant ses restrictions à l’exportation a permis de “faire baisser les cours”.

Matteu Maestracci
http://www.france-info.com/spip.php?article128952&theme=14&sous_theme=20
—–

La crise alimentaire dans la ligne de mire de l’ONU

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a annoncé mardi la mise en place d’un groupe de travail chargé de s’attaquer à la crise alimentaire mondiale et d’empêcher la survenue “de troubles sociaux d’une ampleur sans précédent”.

Sa priorité sera de débloquer 755 millions de dollars (483 millions d’euros) pour que le Programme alimentaire mondial (PAM) puisse “nourrir les affamés”, a-t-il précisé à l’issue d’une réunion à Berne avec des représentants onusiens et d’autres hauts responsables.

Le secrétaire général de l’ONU, qui présidera le groupe de travail, a expliqué que les participants s’étaient entendus sur une série de mesures sur le moyen et le long terme. “Sans un financement intégral” de ces mesures “d’urgence, nous risquons une fois encore” d’être confrontés au “spectre d’une grande famine, de malnutrition et de troubles sociaux d’une ampleur sans précédent”, a-t-il fait valoir.

Les prix des denrées alimentaires, poussés vers le haut par l’augmentation du prix des carburants, l’imprévisibilité des conditions météorologiques et une demande accrue de l’Inde et de la Chine ont entraîné le déclenchement d’émeutes de la faim parfois meurtrières cette année dans les Caraïbes, l’Afrique et l’Asie.

L’urgence consiste aussi à assurer l’alimentation de demain en soutenant les agriculteurs des pays les plus pauvres. L’effort doit porter sur le continent noir, qui pourrait doubler sa production alimentaire en quelques années, a déclaré Ban Ki-moon lors d’un discours prononcé un peu plus tard au siège européen de l’ONU à Genève. Il en coûterait la somme “relativement modeste de huit à dix milliards de dollars (entre 5,1 et 6,4 milliards d’euros) par an”, a-t-il argué. “Le fait est que l’Afrique est très loin d’être un continent perdu.”

Certains pays africains ont déjà enregistré des progrès dans les domaines de la production alimentaire, de l’éducation des enfants et de la réduction de la mortalité infantile, a-t-il remarqué.

Outre les “prix de l’alimentation en hausse, nous voyons en même temps les fermiers des pays en développement planter moins, produire moins, du fait du coût des fertilisants et de l’énergie” qui monte en flèche, a observé le secrétaire général de l’ONU. “Nous devons faire tous les efforts pour soutenir ces fermiers afin que nous n’assistions pas dans l’année à venir à des pénuries alimentaires encore plus graves.”

Pour expliquer la crise alimentaire actuelle, Ban Ki-moon a évoqué pêle-mêle le changement climatique, les longues périodes de sécheresse, la modification des modes de consommation dans les grands pays en développement et les cultures dédiées à la production de biocarburants. Pour lui, de nouvelles mesures doivent aller bien au-delà de la seule fourniture de secours alimentaires d’urgence.

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a élaboré un plan d’1,7 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros) pour fournir des semences aux fermiers des pays les plus pauvres. “Nous devons faire tous les efforts pour soutenir ces fermiers”, a lancé le secrétaire général de l’ONU.

Il a exprimé l’espoir que les dirigeants de la communauté internationale participent en juin à une réunion à Rome pour trouver des moyens de soulager la crise alimentaire, soulignant qu’ils étaient précédemment restés sourds aux avertissements lancés par la FAO et autres. “Cette fois, les Nations unies dans leur ensemble mènent maintenant cette campagne pour traiter cette question”, a-t-il affirmé.

Le président de la Banque mondiale Robert Zoellick, qui assistait à la réunion, a noté que 100 millions de personnes, selon les estimations, avaient été poussées vers la pauvreté ces deux dernières années. “Ce n’est pas une catastrophe naturelle”, a-t-il souligné.

Il a ajouté que 475 millions de dollars (304 millions d’euros) avaient déjà été promis au PAM mais que davantage de fonds étaient nécessaires. “Le monde a les moyens”, a-t-il lancé, et “je pense que nous avons” capté “l’attention de la communauté mondiale”. AP

cr/v/st

http://www.latribune.fr/info/La-crise-alimentaire-dans-la-ligne-de-mire-de-l-ONU-977-~-AP-ONU-CRISE-ALIMENTAIRE-$Db=News/News.nsf-$Channel=Economie-$SubChannel=France

Leave a Comment »

No comments yet.

RSS feed for comments on this post. TrackBack URI

Leave a Reply

Please log in using one of these methods to post your comment:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

Blog at WordPress.com.

%d bloggers like this: